Ma reconversion en (moniteur) parapente

Mon projet est de devenir moniteur de parapente puis de reprendre ou créer, à terme, une école. En ce sens, j’ai été admis au centre de formation ENSA Provence-Alpes Côte d’Azur et ai trouvé la structure qui encadrera mon stage. Disposant de très peu de fonds propres, il ne reste que la question du financement. En effet, ma demande de CIF (Congé individuel de Formation) a été rejetée : il faut donc trouver d’autres sources de financement pour ne pas dire adieu à ce rêve. C’est la raison d’être de ce site.

Le contexte

T’es tu déjà réveillé un matin en te disant que ton métier ne te correspondait plus ? Que ce que tu faisais n’a pas de sens ? As-tu déjà senti au plus profond de toi-même qu’une autre voie t’attendait et qu’il fallait de toute urgence sortir de ta zone de confort ? Pour plus de bonheur, plus de sens, pour avoir envie de se lever le matin. Si oui, tu comprends ce que je ressens depuis quelques mois. Si c’est le cas, j’espère que tu as tout comme moi eu la chance d’avoir une révélation. Et que cette révélation s’est imposée à toi comme une évidence.

Cela faisait plusieurs mois que je me morfondais devant mon écran d’ordinateur, frustré d’être enfermé toute la journée devant des tableaux Excel, des objectifs de rentabilité et des problèmes de développement commercial ou marketing. Alors que je suis fils et frère de moniteurs de parapente, grand passionné du vol libre depuis tout petit, que je passe mes soirées à décortiquer la météo pour faire chaque jour le plus de distance possible sous ma voile, que ma bibliothèque est remplie de Parapente Mag et que je ne suis jamais aussi heureux que quand je peux partager ma passion, je n’avais pas réalisé l’évidence : je suis né pour être moniteur de parapente, j’ai ça dans le sang ! A ce moment là, tout est devenu plus clair, il fallait que je devienne moniteur de parapente, c’était une question de survie.

Et quand je suis allé à tâtons annoncer cette décision à mon entourage en ayant peur de leur réaction, en imaginant entendre des « quoi ? Tu es prêt à perdre ton job de cadre pour aller faire un boulot de simple moniteur ? », j’ai eu la très grande surprise de n’entendre que des encouragements précédés d’un « ah ben enfin ! ».

Bref, j’ai de plus en plus de mal avec mon métier salarié : des objectifs toujours moins réalistes, des horaires à rallonge, et surtout pour en enrichir d’autres… une couveuse à burnout. Comme beaucoup, j’ai besoin de sens et d’épanouissement. Je ne cherche plus spécialement « à faire carrière ».
Par dessus tout, je ne supporte plus l’insécurité de mes jobs. En effet, malgré le statut CDI de certains de mes emplois et mes études relativement correctes, mon plus long contrat depuis 2011 n’a duré que 11 mois. Les sociétés requérant mon profil, orienté technologies digitales et gestion, sont souvent jeunes (startups), précaires et ont rarement le budget pour intégrer ou conserver mon poste à long terme : j’ai cumulé de nombreux mois de chômage ces trois dernières années (et non, le chômage, c’est pas cool).

Mes allocations chômage se sont d’ailleurs terminées le 23 novembre. Malgré mes recherches, je ne suis pas parvenu à retrouver un contrat salarié. J’ai heureusement obtenu une mission auto-entrepreneur pour 4 mois, soit jusqu’au début de la formation. Mais après ? Je vise un avenir plus serein et épanoui.

Cette formation et ses aboutissements me permettront donc de sortir d’une logique de petits contrats entrecoupés de périodes de chômage. Las de la difficulté à trouver un emploi, de la précarité des postes occupés et des périodes d’inactivité frustrantes, je suis convaincu du bien-fondé de cette reconversion. Et puis… ce métier aura enfin du SENS !

Moniteur de parapente, en parallèle de mon activité de consultant, me permettra une certaine sécurité financière à l’année et surtout un environnement professionnel plus serein. De plus, l’objectif de créer une école de parapente avec mon frère, moniteur, représente l’aboutissement d’une réalisation personnelle et professionnelle choisie.

Je te laisse aller découvrir mon histoire pour comprendre une grande partie de mes motivations.

C’est quoi, moniteur de parapente ?

Plus qu’une longue explication, une vidéo explicative très bien réalisée par l’Onisep Grenoble :

Source et copyright : Onisep Grenoble

Ça a un avenir, ça ?

Le marché de l’enseignement du parapente en France (voir l’enquête sur les moniteurs de vol libre plus bas dans « en savoir plus ») se porte très bien. La demande de moniteurs croît car un tiers ont plus de 50 ans : il y a donc un risque de pénurie d’encadrants à terme.

Et ne tiens pas compte du « ça suffit pas pour gagner sa vie » mentionné dans la vidéo. D’une part, je côtoie suffisamment de monos de parapente pour te dire qu’on peut très bien subvenir à ses besoins avec seulement 6 mois de travail (autour de 25 000 euros de revenus) et d’autre part, comme il l’explique dans la vidéo, on peut poursuivre l’activité en hiver. Et oui, on peut faire des baptêmes de parapente l’hiver en station de ski. D’ailleurs si ça t’intéresse, tu peux sélectionner la contribution « biplace » pour vivre ça.

Par ailleurs, comme tu le constates peut-être avec ce site, je pense pouvoir me distinguer avec le marketing pour promouvoir mes ventes de biplace parapente. Et quand bien même, j’ai toujours ma carte consultant entrepreneuriat  / développeur de site web pour compléter mes finances sur les périodes un peu plus creuses.

Donc, l’activité peut se pratiquer toute l’année et 80 % des diplômés DEJEPS en ont fait leur activité principale (pour 48 %, c’est même leur seule source de revenus). Le revenu moyen annuel est supérieur à 35 000€ (bruts, hein, faut pas déconner !).

Dans un premier temps et pour parer à l’éventuelle saisonnalité du métier, j’envisage de conserver mon activité annexe de freelance (auto-entrepreneur) qui complète occasionnellement mes revenus depuis 2014 : aide à la création de projets d’entreprise (structuration, business plans, recherche de financements), création de sites web, marketing digital.

En vrai, je suis un oiseau !

Mon père, moniteur de parapente, m’a fait voler en biplace à l’âge de 2 ans et m’a appris à pratiquer seul à 12 ans. J’ai le bonheur de réaliser régulièrement des vols de plus de 200 km et de découvrir des paysages incroyables (j’ai atterri deux fois sur le Mont-Blanc). A bientôt 35 ans, sur les pas de mon père et de mon frère, enseigner ma passion est un aboutissement logique que tous ceux qui me côtoient me poussent à réaliser : la concrétisation d’un rêve.

Passionné de parapente et d’entrepreneuriat, il s’agit d’un projet mûrement réfléchi qui se construit dans une quête d’épanouissement personnel et professionnel et d’une meilleure adéquation à mes besoins : activité sportive et de plein air, partage de passion, pédagogie et formation, indépendance professionnelle et entrepreneuriat.

Preuve de ma motivation et puisque l’entrée en formation exigeait – entre autres nombreux critères – des résultats en compétition, j’ai terminé 1er des « Rookies » de la Coupe Fédérale de Distance 2016-2017 et 75ème au classement général sur 2500 pilotes.

C’est quoi, voler ?

Parce que plus que de beaux discours, je pense qu’il faut que je te montre ce que je vois, ce que je vis… Des vidéos viendront mais pour l’instant, place aux photos. J’espère par ce biais parvenir à te partager un bout des rêves, réels, que je fais parfois.

Photo de moi-même en speed-riding

 

Depuis le sommet enneigé de la Tournette, face Nord-Est, avant décollage. Aravis, Charvin et Ugine en arrière-plan.

Photo de moi-même en speed-riding

Contemplation. J’adore cette montagne. Photo aérienne en plongée au dessus du sommet enneigé de la Tournette.

Photo de moi-même en speed-riding

La Tournette, toujours, en hiver

Photo de moi-même en speed-riding

Le pied. Lac d’Annecy, en parapente. Photo prise au dessus du Lanfonnet

Photo de moi-même en speed-riding

Ah… ce lac ! Photo aérienne du petit lac d’Annecy, vue sur Doussard. Prise au dessus de Talloires

Photo de moi-même en speed-riding

Le lac d’Annecy, vue sur Annecy. Prise au dessus de Veyrier-du-Lac.

Photo de moi-même en speed-riding

Arrête de l’Aiguillette des Houches, après atterrissage au sommet. Pause contemplation.

Photo de moi-même en speed-riding

Ca caille. Mais qu’est-ce que c’est beau ! Pause après m’être posé en parapente au sommet de l’Aiguillette des Houches, en fin d’hiver.

Photo de moi-même en speed-riding

Parfois, ça ne volera pas… Mais est-ce grave ? Couverture nuageuse, depuis le décollage parapente enneigé de la Forclaz, au dessus d’Annecy.

Photo de moi-même en speed-riding

Moment gravé à jamais dans ma tête. Arrête du Mont-Blanc de Courmayeur, depuis le sommet du Mont-Blanc après atterrissage en parapente en août 2012.

Photo de moi-même en speed-riding

Y a du GAZ ! Inoubliable. Vue sur Chamonix, depuis le sommet du Mont-Blanc après atterrissage en parapente en août 2012.

Photo de moi-même en speed-riding

 

On va où on veut, on se pose où on veut. C’est ça, la liberté. Petite pause cross. Sous 4 têtes (Passy), face au Massif du Mont-Blanc

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Atterrissage en fin de journée au Col des Frêtes, au dessus du Lac d’Annecy. Pour une petite pause avant une dernière glissade. Dents de Lanfon à droite, Semnoz devant.

Partager ma passion… Un rêve !

Allez, une vidéo quand même, au cas où tu ne serais pas encore totalement convaincu de ce que je veux (te) faire découvrir et vivre

La formation

Le DEJEPS Vol Libre mention parapente est l’unique diplôme permettant d’exercer le métier de moniteur de parapente. C’est un métier d’encadrement d’activités sportives, qui demande comme les autres de réelles capacités pédagogiques, une forte passion et la volonté de transmettre. En complément bien sûr d’une bonne maitrise de l’activité. Il demande souvent de travailler en équipe avec d’autres professionnels du vol libre. Enfin, ce métier est soumis aux règlementations définies par les autorités qui gèrent l’espace aérien où il est exercé.

Le DEJEPS permet d’encadrer tous les publics, de l’initiation de la pratique à l’accès à la performance. C’est un diplôme homologué de niveau 3 (Bac+3) qui demande de solides connaissances en aérologie, météorologie, règlementation aérienne, mécanique de vol et pilotage. Le titulaire est responsable au plan pédagogique, technique et logistique. Il assure la sécurité des élèves et des passagers dont il a la charge. Il pilote le projet de la structure.

La possession du diplôme atteste, dans le domaine du parapente, des compétences suivantes, figurant dans le référentiel de certification :

  • concevoir des programmes de perfectionnement sportif ;
  • coordonner la mise en oeuvre d’un programme de perfectionnement ;
  • conduire une démarche de perfectionnement sportif ;
  • conduire des actions de formation en vol libre.

Les conditions, le contenu et les caractéristiques de la formation DEJEPS parapente sont définies dans la fiche diplôme ci-dessous.

J’ai la chance d’avoir été sélectionné au sein du centre que je visais, celui de Barcelonnette, dans les Alpes du Sud. Un environnement merveilleux et relativement calme. Parfait pour le parapente et pour bénéficier d’une atmosphère studieuse.

La formation se déroule sur 2 ans, en deux périodes à temps plein d’un peu plus de 6 mois. 60 % du temps se passe en entreprise (au sein d’une école de parapente, donc). La structure qui m’encadrera est l’école de parapente Pollen, à Vallouise, au coeur du Massif des Ecrins et à quelques encablures du lac de Serre-Ponçon.

L’évaluation portera sur la mise en place d’un projet de développement, la conduite d’une séance d’encadrement, l’entretien et la révision du matériel ainsi que sur des questions techniques, juridiques et règlementaires.

Motivé, curieux et travailleur (ce site internet, réalisé en 15 jours en plus de mon travail, le prouve), je suis confiant quant à l’obtention des qualifications et certifications visées.

Sélection et financement

Comme je l’ai évoqué précédemment, je travaille depuis près d’un an à l’entrée dans cette formation :

  • J’ai étudié pendant tout le début d’année le métier et ses conditions, le marché, le diplôme et la formation nécessaires
  • J’ai également pris du temps pour bien analyser et confronter mes attentes à la réalité du métier, en particulier en allant à la rencontre de professionnels
  • Je me suis remis à niveau durant des mois, aussi bien sur la pratique que sur la théorie
  • J’ai réalisé tous les prérequis : une semaine de stage, une formation premiers secours, l’examen du brevet de pilote confirmé, les résultats en compétition ainsi que l’examen pratique, physique et théorique d’entrée en formation.
  • J’ai pris le risque nécessaire, suite à mon licenciement en mai, de ne pas être salarié durant l’été afin de pouvoir m’y consacrer à 100 %. Je suis aujourd’hui en mission freelance pour 4 mois, soit jusqu’au début de la formation.
  • Enfin, j’ai réduit mon niveau de vie au maximum afin de mettre quelques économies de côté.
  • Et bien évidemment… Le développement d’AideUnOiseau.com

J’ai mis de côté 5000 € d’économies pour financer l’essentiel de la période en entreprise de la première année et l’achat du matériel nécessaire à la formation (parapente et équipement biplace).

  • Je compte aussi louer mon logement, dont je suis propriétaire pour moitié avec mon frère, durant la formation (estimation 700 €/mois), puisque je n’y vivrai pas durant la formation.
  • Je travaillerai l’hiver (intérim ou CDD, petits boulots, missions consulting), entre les périodes de formation.
  • La seconde année se fait pour les 2/3 du temps en entreprise : je serai rémunéré sur cette période.

Cependant, malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à réunir 100% du financement en propre. En particulier pour pouvoir payer les frais d’inscription (près de 12 000 €) et « vivre » durant les périodes en centre de formation.

C’est la raison d’être de ce site : faire appel aux proches, aux amis, au grand public et aux entreprises/marques pour m’aider, contre contreparties, à boucler mon plan financier (téléchargeable plus bas) et à réussir ma reconversion.

Après l’obtention de mon diplôme, je souhaite travailler en saison au sein d’écoles et en intersaison en tant que moniteur indépendant. Après une ou deux années de pratique professionnelle, je vise à reprendre ou à créer avec mon frère, déjà moniteur breveté, une structure d’encadrement et d’enseignement du parapente : un projet que nous mûrissons depuis quelques années déjà. Mes connaissances, compétences et expériences en création d’entreprise, gestion et marketing seront alors de solides atouts pour ce projet et, nous l’espérons, la création d’emplois.

Pourquoi 12 000 € ?

Mon besoin de financement (voir mon prévisionnel en téléchargement un peu plus bas) est d’un peu plus de 18 000 € pour être en totale sécurité sur toute la durée de la formation. Maintenant, je compte travailler entre les deux périodes de formation (hiver 2018-2019) et j’espère bien faire quelques économies ! Au pire, je pourrai toujours faire un petit prêt.

12 000 €, c’est donc ma limite de sécurité. Au dessus, j’y vais. En dessous, je n’aurais pas le choix que d’abandonner la formation et de faire une croix sur les 12 derniers mois de travail pour arriver là où j’en suis aujourd’hui : je suis prêt à prendre des risques, pas à sacrifier ma vie. Je ne joue pas au poker. D’où l’importance de ton soutien dans ma démarche.

Pourquoi d’ici le 25 janvier ?

La formation DEJEPS parapente commence à la mi-mars (je commence un peu avant le début réel afin de passer la qualification biplace). Mais le bouclage du financement doit être réalisé avant fin janvier au plus tard. C’est à ce moment-là que l’ENSA me sollicitera pour le paiement des frais d’inscription (pratiquement 12 000 €). Donc soit j’ai réussi mon tour de financement avant, soit…  Même chose qu’au précédent paragraphe. Alors, clique-ici pour m’aider maintenant 😉

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