C’est qui, cet oiseau ?

Difficile de se présenter ou de se décrire… Commençons pas le début. Ce sera court (maj après rédaction : pas trop long), promis 😉

Je suis né dans les montagnes, à Chamonix Mont-Blanc, en 1983. Je suis donc aujourd’hui à l’aube de mes 35 ans. Mon enfance a été simple mais heureuse. J’appartenais à une famille de passionnés de montagne, sportive et chaleureuse et nous avions la chance de vivre dans un petit coin de paradis. Entre sorties ski et sorties montagne, bien sûr le parapente mais aussi l’escalade ou le VTT. Le ski a représenté la majeure partie de mes activités sportives durant mon enfance et mon adolescence. Pas mauvais à l’école mais n’ayant pas particulièrement de bonnes notes, je profitais de ce que certains appellent « des facilités ». Bref, j’étais un cancre.

Pour ne pas se confondre dans la présentation standard, parlons plutôt de quelques anecdotes, prises au hasard de ma vie. Et ne parlons pas ou peu boulot ou école (j’ai l’impression que c’est le mal de notre ère : tu fais quoi ? Je suis professionnel X ou Y. Ben non, je suis plus que mon CV…).

Plutôt solitaire, j’aimais m’isoler dans mes pratiques sportives ou à bidouiller mes joujoux informatiques – j’étais geek avant que ce ne soit bien vu -. Jeune, je m’amusais à tout démonter… Souvent sans possibilités pour l’appareil cible de fonctionner à nouveau. Mais petit à petit j’ai appris à réparer, à transformer, à détourner. Ce qui m’a permis dans mon adolescence de proposer des services d’assemblage sur-mesure d’ordinateurs et de dépannage informatique et de gagner un peu d’argent de poche. A l’époque je voulais être soit pilote d’hélicoptère soit informaticien : je ne serais finalement ni l’un ni l’autre !

En ski, j’avais une confiance incommensurable. Un des rares moment ou le petit garçon relativement chétif et infiniment réservé que j’étais pouvait s’affirmer. Je poussais ainsi mes copains à se dépasser et à me suivre, sur des jumps ou des rides en hors-piste, toujours un peu plus engagés. Mon père m’avait donné ce virus en m’emmenant au « Pas de Chèvre » à 6 ans ou au rectiligne à 10.
Mon but était simplement de dénicher un saut, une bosse, une cassure… et de sauter plus haut et plus loin que n’importe qui. Au grand dam de mon père qui me voyait chuter parfois sur plusieurs dizaines de mètres. Mais la plupart du temps, ça passait ! Un mono de ski au collège nous faisait un jour sauter un par un une bosse très arrondie et allongée, du type de celles que l’on voit dans les compétitions de descente. Je passais toujours en dernier, histoire de juger de la prise de vitesse et de l’impulsion à donner en fonction des résultats de mes petits camarades. Ce jour-là, l’avant-dernier à passer envoie la purée. Il passe bien 2 mètres au dessus du mono et finis 30 mètres plus loin, presque sur ses skis. J’ai débranché le cerveau. STRATOSPHERISATION…. et « cratérisation » ! Quoi Newton ? Le mono doit encore s’en souvenir.

Photo de moi-même en speed-riding

 

 

Mon frère m’a appris le speed-riding. Son problème : il est un peu secoué. Il m’a transmis ça aussi.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Un de mes endroits préférés. Ici je me sens bien.
Lac d’Annecy depuis la Tournette.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Ça, c’est mon jardin et terrain de jeu. Les séracs de la Mer de Glace, Chamonix Mont-Blanc.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Posé. Au pied du Mont-Blanc du Tacul, avant d’attaquer la Vallée Blanche.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Un vrai barbu… Parfois.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

La vapoteuse. Indissociable du personnage depuis 2008.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Parfois, ça passe. Parfois ça casse.

 

 

 

Le paradis, tout simplement. Quelques jours avant mon retour forcé du Vietnam. Oui, je me la pète ;p

 

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

 

Posé au sommet du Mont-Blanc le 26 juillet 2012. Enfin !

 

On ne portait évidemment pas de casque à l’époque. Adolescent, je me suis ouvert deux fois le crâne en me tapant la tête dans des tentatives de front-flip ou de back-flip. Je me suis aussi cassé le bras lors de ma première sortie snowboard (en trottinette également, mais c’est une autre histoire).
En parlant freestyle, j’ai même remporté à 20 ans une petite compétition avec un « superman » (un front-flip version saut de l’ange, très aérien). La même figure 3 mois plus tard me laissait une commotion cérébrale : ce fut le glas de ma courte carrière de freestyler. Je continue à descendre les pistes et les pentes de poudreuses à toute berzingue pour me détendre, mais je suis devenu (beaucoup beaucoup) plus modéré.

Et puis il y a La Verte, aussi… Vous savez, cette petite descente aux Houches sur laquelle ils font le Kandahar. A une époque, avec mon pote Loïc (au passage, merci pour ton soutien et ton aide sur ce projet), déjà moniteur de ski, on s’amusait à « si t’es derrière, t’es une tafio*** (va pas me dire que j’ai quelques chose contre les homos, hein, tout doit être politiquement correct de nos jours où c’est tout de suite mal pris). Ca consiste à débrancher le cerveau. Tu en connais beaucoup toi, qui font la descente en moins de 3 minutes chrono ? Sur piste ouverte… Bref, on le fera plus, on est trop vieux (normalement). Mais on se bat toujours pour savoir qui a vraiment gagné (si on vous demande, vous savez qui désigner ;p).

J’ai aussi essayé et pratiqué avec un niveau correct tout ce qui peut glisser, aussi bien sur neige que sur eau, dans les airs ou sur terre (parfois en détournant la vocation initiale du matériel…) : surf, bodyboard, snowscoot, skwal (Google est ton ami), monoski, wakeboard, luge, télémark, patinettes (« big foot » à l’époque), roller (4 et 2 roues), trottinette (2 et 4 roues aussi, ahah), speed-riding, vtt, etc. La glisse est mon élément. Le parapente l’a métamorphosé. J’y reviens plus bas.

A mes 12 ans, mon père est décédé. On devait faire le Mont-Blanc cette année-là. Ce sera reporté de 20 ans. Heureusement j’avais mon frère et ma mère (qui a fait plus d’efforts et de sacrifices que je n’ai jamais vu une personne en faire). Mais la vie n’était plus pareille.

Ado, j’ai aussi passé des soirées à jouer devant l’ordi seul, ou à la console avec les potes. « Juste 10 minutes de plus ». Comment ça il est 6 heures du mat ? Une autre passion…
Je partais aussi souvent seul me faire 20 ou 30 km à vélo, de la maison jusqu’au Col des Montets par la route ou les sentiers. Si j’avais su me rendre compte de la forme que j’avais à l’époque, mon avenir aurait peut-être été bien différent…

A 14 ans, la mob (une MBK Mad Max, yeah !) a remplacé le vélo et mon univers s’est agrandi : Bauges, Chablais, Aravis. Que de virées seul ou en se tirant la bourre (à 50 km/h…) avec un ou deux potes. Un vrai esprit motard !

Des qualités…

  • Honnête
  • Travailleur
  • Autocritique
  • Loyal
  • Pédagogue
  • Sportif
  • Drôle
  • Philosophe
  • Persévérant
  • Entrepreneur

Bref, avançons, j’en vois qui s’endorment.

17 ans, première cuite. C’est fun ! (30 ans –> cuite du week-end dernier : « mais pourquoi j’ai fait ça, j’ai mal à la tête« , on est le vendredi…).
20 ans, la fac et un DEUG Economie-Gestion par défaut d’orientation et « parce qu’il faut faire des études ». Venant d’un bac STT communication (tranquille…), et découvrant la vraie liberté et de vrais potes que j’aurai encore 20 ans plus tard et probablement toute ma vie. Dont acte : j’en profite. 80 absences plus tard pour cause de sorties ski ou de « je me suis couché trop tard« , je repique. A la fin de cette première année, le responsable du cursus et prof d’économie me dit que je n’ai aucune chance. Seul les Bac S ont peut être un espoir. Challenge accepted (faut pas me dire « non » ou « c’est impossible »)  ! Je deviens habitué des sessions de rattrapage (en fait je révise la moitié des cours à la première session, la seconde à la suivante, ahah). DEUG ok. Licence ok. Maitrise ok. Master ok. Beh oui, le ministère de l’éducation a changé les diplômes pile au moment de mes études, du coup, j’ai eu les 4 au lieu de deux avant ou après cette année… Mais je n’ai toujours pas compris à quoi servaient ces petits bouts de papier… A part à me prouver qu’on ne peut pas me dicter ce dont je suis capable ou pas.

La fac, c’est aussi Annecy, son lac et ses montagnes. Comment ne pas devenir amoureux de sport et nature dans un tel écrin ? Qui plus est avec tout le confort de la ville… A chaque fois que j’y pense, c’est là que je veux vivre.
Au Master, je travaille l’été, les week-ends et certains soirs pour financer ma vie et mes soirées mes études.  Je deviens bosseur, dingue ! C’est à cette époque que j’acquiers une 125 qui avoine (2 temps, 34 chevaux, 80 kg). Je la revends 9 mois plus tard : je ne veux pas me tuer et surtout je désire (ré) apprendre le parapente. Mes potes et colocs disent que c’est une nouvelle lubie temporaire…

A 25 ans, je réfléchis à faire carrière dans le commerce et le salariat. A 27 je claque tout et monte ma boite (10 ans d’expérience en 4 ans !). A 31 ans, je la liquide et je suis dans la (grosse !) mouise. A 32 ans, je rencontre ma princesse. A 33 ans je remonte la pente et propose mes services en tant qu’indépendant ou « salarié missionnaire » (je rentre, j’améliore, je pars). Je vis aussi quelques mois au Vietnam. Mais je rentre : ma maman, la plus belle personne que j’ai eu la chance de connaître, est décédée.
Je réalise que mon frère et moi sommes désormais orphelins.

  • Fier
  • Couche-tard
  • Vantard (mais pas mytho)
  • Exigeant
  • Speed
  • Argumentateur (et contradicteur)
  • Idéaliste

… mais aussi des défauts !

Au final, qui suis-je ? Un mec comme toi, ni plus ni moins (ça marche aussi si t’es une nana 😉 ).
Je cherche de l’épanouissement et du bonheur. Je ne supporte pas le « métro-boulot-dodo-immmobilier-gamins-retraite » (tant mieux pour ceux qui y trouvent leur compte, ne te méprends pas, je les respecte : ce n’est juste pas mon truc). Je ne veux pas regretter à 80 balais de ne pas avoir essayé, de ne pas avoir eu du temps pour moi, mes passions ou mes proches. De ne pas avoir apporté quelque chose d’utile à d’autres dans ma vie. Je ne veux pas de regrets. Je préfèrerais toujours les remords. Bref, j’aime sortir de ma zone de confiance. Essaie aussi : tu verras, ça rend riche !

Sinon je suis poisson, j’aime le bon vin, les bon morceaux de rock (et de plus en plus le métal). Et je déteste les choux de Bruxelles

Il est 35 ans du matin (oui, Mano Solo m’a marqué) et je veux maintenant partager ma passion du parapente avec le plus grand nombre. Peut-être avec toi ? C’est ici que tu as l’opportunité d’intervenir sur mon destin.
Alors s’il te plait… Fais-toi plaisir et aide-moi. Merci.

Photo de moi-même en speed-riding

 

Mon frère m’a appris le speed-riding. Son problème : il est un peu secoué. Il m’a transmis ça aussi.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Un de mes endroits préférés. Ici je me sens bien.
Lac d’Annecy depuis la Tournette.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Ça, c’est mon jardin et terrain de jeu. Les séracs de la Mer de Glace, Chamonix Mont-Blanc.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Posé. Au pied du Mont-Blanc du Tacul, avant d’attaquer la Vallée Blanche.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Un vrai barbu… Parfois.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

La vapoteuse. Indissociable du personnage depuis 2008.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Parfois, ça passe. Parfois ça casse.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Le paradis, tout simplement. Quelques jours avant mon retour forcé du Vietnam.

 

Photo de moi-même en speed-riding

 

Posé au sommet du Mont-Blanc le 26 juillet 2012. Enfin !

 

Côté parapente…

On peut presque dire que je suis né sous un parapente.

Je n’avais pas 2 ans quand mon père m’a pris en passager sous son aile. A l’époque, au milieu des années 80, ces bouts de tissus volants étaient bien différents. Si on restait 5 minutes en l’air, on était heureux. Durant mon enfance, j’ai volé avec lui sous un biplace à Millau, à Chamonix, sur les dunes du Sahara et dans pas mal d’autres endroits. On partait aussi faire de l’alpinisme en montagne pour redescendre en parapente (c’est quand même plus sympa !). Ma mère, elle, s’occupait de voler avec mon petit frère. Une famille d’oiseaux !

« Dis, papa quand c’est qu’on va voler ? »

A 8 ans, j’obtiens pour mon noël un cerf-volant en forme de parapente (avec un super sytème de poulie). Je joue dans le vent aussi souvent que possible. Je me fais même tracter en ski.

A 12 ans, mon père, devenu moniteur de parapente, m’a appris à voler seul. Après de nombreux entrainements au sol, à réaliser des bonds de quelques secondes sur différentes pentes école, il décide (enfin !) que je suis prêt. Mon premier vol solo, à Passy Plaine Joux, dura près d’une heure dans la restitution du soir. Un moment gravé à jamais dans ma mémoire. Malheureusement mon père a un accident mortel cette même année. Je refais un ou deux vols, mais je n’ai pas confiance.

Il faudra attendre 2007, 10 ans après mon dernier vol pour que la passion sonne de nouveau à ma porte. Mon frère, ayant appris le parapente en 2003 et ayant très rapidement progressé, n’y est pas étranger. Je vends ma moto et me paie un stage initiation pour reprendre tout à zéro. 3 gonflages plus tard, dès la première journée, le mono me dit d’aller au décollage avec les élèves du stage perf. Il semblerait que je n’ai rien perdu du « touché » de voile au sol. Pas le temps de stresser, je suis déjà en l’air.

J’achète une voile et le reste du matériel la semaine suivante.

En 2010, le 15 août, je décolle à Annecy et me pose dans le jardin familial à Chamonix. Je sors le soir avec des potes et le lendemain, je fais le vol en sens inverse avec succès.

Trouvez Charlie Sébastien !

Le 26 juillet 2012, ça fait déjà quelques semaines que je me m’y essaie, je me pose sur le toit de l’Europe, le sommet du Mont-Blanc (dans le respect de la règlementation aérienne en vigueur) en ayant décollé 3000 mètres plus bas. Très difficile et engagé (coté Italien) ce jour-là. A l’époque, seules quelques dizaines de parapentiste avaient réalisé cet exploit. Moment d’exception. Moment d’une vie.
Le 19 août de cette même année, je confirme en réitérant dans le but de montrer la voie à un ami volant et au frérot. Journée sur-fumante, on est plus de 60 au sommet. Il faut dire que ce jour là, des wingsuiters auraient pu remonter ! Je redécolle et me fait le tour du massif du Mont Blanc. Je survole 6 sommets de plus de 4000 mètres (l’Aiguille de Bionnassay, le Dôme du Goûter, la Dent du Géant, les mythiques Grandes Jorasses, les Droites, l’Aiguille Verte) et traverse 3 frontières (France, Suisse, Italie).

Mon frère passe son monitorat en 2016, c’est le déclic : on montera une école ensemble. J’achète une voile de performance et me fais parmi les plus beaux vols de distance de ma vie, traversant parfois dans la même journée jusqu’à 4 massifs différent (Mont-Blanc, Aravis, Bauges, Chablais), d’un bout à l’autre.  Des vols de plus de 250 km (166 en ligne droite directe).
Je termine premier des Rookies de la Coupe Fédérale de Distance (CFD) et 75 au classement général (sur plus de 2500 pilotes).

J‘ai réalisé en 2017 tous les pré-requis (Brevet de Pilote Confirmé, formation premiers secours, résultats en compétition)  et réussi tous les tests de sélection à l’entrée de la formation DEJEPS Vol Libre Parapente.

Live-tracking, résultats, cross. Revis mes vols en 3D !
Suis-moi sur AirTribune

Et la suite ?

La suite ? C’est déjà la formation. Aller au bout et obtenir le diplôme coûte que coûte !

Mais j’ai aussi d’autres petits projets et objectifs.

Le principal projet, c’est de réaliser régulièrement des vidéos à la troisième personne (caméra qui suit le parapente) un peu partout et surtout lors de mes grands cross. J’ai envie de partager ça et d’inspirer d’autres parapentistes sur certains cheminements. L’idée est de résumer en quelques minutes plusieurs heures de vol, avec un style aussi contemplatif que possible. Peut-être sur des sites à l’étranger aussi si j’en ai la chance. Abonnez-vous à la newsletter pour être informé de la sortie des vidéos ! Et bien sûr, je compte alimenter régulièrement la partie « actus » (blog) de ce site : suivi de la formation, récits de vols et de compétitions, etc.

Et pour le reste, je me donne deux objectifs assez ambitieux : finir dans le top 10 de la CFD cette année ou l’année prochaine (il y a du boulot !) et essayer de faire ma place en compétition catégorie sport. Et pourquoi pas aller un peu plus loin… Je ne suis plus tout jeune, il faut que je me bouge. Mais dans ce sport, tout est possible !

Côté professionnel…

J’ai commencé ma carrière professionnelle comme dépanneur informatique... Pour les voisins 😉 Mon premier argent de poche gagné de mes propres mains, je devais avoir 14 ans. Quoique… vers mes 7 ans, j’ai commencé à remarquer que j’avais certaines compétences commerciales : j’échangeais mes pin’s (si si, vous savez, ces punaises avec un capuchon d’un coté et un graphique/dessin de l’autre) contre ceux de mon frère, puis quelques jours après je recommençais. Au final, il s’est retrouvé avec 5 ou 6 pin’s (« les plus rares », si si c’est vrai :p ) et moi 30 ou 40… Hum.

J’ai ensuite commencé à bosser les étés, durant les vacances scolaires : en cuisine dans un McDo, magasinier, plongeur, manoeuvre, caissier de station essence, éboueur (il faut dire ripeur, parait que ça fait mieux), etc. Oui, tout comme le sport, ou ma vie en général, j’aime découvrir et comprendre le plus de choses possible. Pour ça, pas de secret, il faut tester tout et rien et emmagasiner toujours plus d’expérience (mais de l’expérience variée : vous n’apprendrez rien de plus en 10 ans de Mc Do qu’en 2 mois…).
Puis, aux études sup, j’ai ajouté les jeudis soirs et les weekends, à l’année. J’ai, à cette période, été animateur, agent de sécurité ou encore conseiller en boutique mobile et services internet.

Passionné de sport, d’informatique et de technologies, j’ai commencé à faire des stages dans des petites boites sportives ou technos : textile sportif, diffusion de TV par internet (nos actuelles box internet, révolutionnaire en 2003), fourniture de solutions internet… J’oscille d’ailleurs depuis entre ces deux secteurs d’activité, et je le ferai très probablement toute ma vie.

En 2008, fini les études, je me dégote immédiatement un poste d’Ingénieur Commercial (Ingénieur, ça claque, non ? En fait non, pas avec commercial derrière). A Lyon. Sic. Ça fait déjà loin de mes montagnes et de mon lac… Bon, la boite est cool : elle est allemande, ils sont 200, un esprit startup, les boss sont géniaux… Ah oui, mais ici on est dans la filiale française : 4 personnes et un manager à l’ancienne assez autoritaire et « pas très fun »… Bref, je vends des services de télécommunication externalisés pour l’industrie(= arrête d’acheter ce matos, connecte toi au nôtre, t’auras plus de limites – le Cloud quoi). Je rencontre un bon gros nombre de PDG, DSI, VC et autres. Malheureusement, peu me donnent envie de les suivre en exemple. Au final, les dirigeants et grands managers de grosses boites sont probablement les moins productifs (au sens même du terme) du monde du travail. Je stéréotype un peu, certains étaient au top, ouverts, et de vrais leaders (la aussi au sens du terme). Peut-être 1 sur 5, c’est triste.
Limite burnout n°1. Limite, car je dis mer**e quand je le sens arriver : je bosse pour vivre, pas l’inverse ! Résultat : I quit.

Un peu marre d’être considéré comme « une fonction » –  rappel : je suis touche à tout -, je n’ai pas une énorme envie de devenir le spécialiste d’un domaine et de ne rien capter au reste. En fait, c’est même devenu mon leitmotiv : je ne suis expert en rien, ça me donne la capacité d’être correct « en tout » (et en fait, c’est même vachement utile par rapport à ma personnalité : la preuve, ce site existe). D’ailleurs, c’est grâce à ce côté là que j’aide réellement mes clients quand je fais du consulting : j’ai une approche transverse et complète, je peux passer d’un domaine à l’autre et surtout créer des passerelles.
Donc, réponse toute trouvée à l’époque : deviens entrepreneur ! A partir de là, j’apprends vraiment (que je comprends ceux qui quittent leur études pour se concentrer sur leur boite qui démarre…). Développement Web, gestion de projet, UX, marketing, communication, RP, finances, comptabilité, juridique et social, management… 4 ans de montagnes russes avec des hauts et des bas. 4 ans d’espoirs et de désespoirs. 4 ans à manger des pâtes. Je ne sais même plus combien de projets on a monté, combien d’action commerciales ou marketing, quels pivots. Mais on avait aboutit à une jolie petite app mobile : trouve tout de suite autour de toi, où que tu sois, un évènement sympa à faire maintenant : concert, théâtre, sortie sport, soirée bar, vernissage… 26 000 utilisateurs à son apogée. Mais seulement quelques milliers d’euros de revenus. Il aurait fallu un vrai coup de pouce, mais on est en France et en 2012. Certaines personnes ont cru au projet et nous ont aidé (un GRAND merci à eux), mais ce n’était pas suffisant, il fallait 10 fois plus. On avait un V8 et 1 litre d’essence. La station était à 5 ou 6 litres de portée. Tout le monde (ou presque : certains sont malins… :/) a perdu son investissement. Moi y compris, mais ce n’était pas la perte de ma part qui m’empêchait de dormir…
Bref, Limite burnout 2, on liquide.

Après, et bien faut rebondir. Ça fait 3 mois que tu ne te paies plus, tu n’as pas de chômage et tu viens tout juste de fermer ta boite. Nouveau projet ? J’essaie rapidement. Bon, c’est pas le moment. J’ai gagné de l’expérience dans cette aventure (surtout sur la descente et les erreurs), ça doit bien valoir quelque chose ? On commence par un essai clinique, faut des sous. Ok, c’est bon, suite. Oh, Chance, tu me dis bonjour, enfin. Un ancien partenaire de mon ex-entreprise qui avait suivi le projet veut que je fasse pareil chez lui (sans la partie on liquide, tu l’aura deviné). Merci David, tu m’a sauvé la vie ! Sa boite propose la meilleure solution de planning pour les professionnels du sport, indépendants ou structures de toutes tailles. Et même que c’est vrai ! J’avoue m’être assez éclaté dans cette équipe : il fallait tout faire, parfait pour moi ! En plus, c’est Bibi qui l’a fait. Le site. 

2 ans plus tard et une escapade au Vietnam, les choses vont mieux. Je passe chez un des principaux partenaires (de David cette fois, suis donc un peu !) qui commence tout juste à développer son concept. Ça parait sympa : un service partagé de video souvenir pour structure sportive (oui, là aussi, j’ai développé le site de A à Z). Il y a un vrai potentiel, mais une vraie montagne à franchir. Je lui souhaite le meilleur pour l’avenir !

Actuellement, pour faire le pont avec le démarrage de ma formation, je suis en mission à l’ITRA, l’International Trail-Running Association. Et c’est plutôt sympa, même si y’a du Boulot (avec un B majuscule). Mais au moins, ca tourne !

Je résume, je fais vite, hein. Mais on parle de plus de 10 ans de vie professionnelle : j’ai pris le temps de m’épanouir et de me challenger (oui, ça se dit pas, et alors ?) plusieurs années dans chacun des postes et chacune des boites qui m’ont fait l’honneur de m’accueillir.

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